5 mai — Point d’arrêt (temporaire)
Je ne saurais plus dire à quel jour précis d’allongement osseux je suis rendu. Le temps est devenu flou, fragmenté entre douleurs et silences. Ce que je peux vous dire, c’est que beaucoup de choses se sont passées depuis ma dernière mise à jour.
Les douleurs, elles, ne m’ont pas épargné. Elles sont venues en vagues : déchirements musculaires, atteintes cutanées douloureuses, lésions aux points de fixation des tiges de métal… Mais jamais toutes en même temps, heureusement.
Malgré tout cela, l’os a bien progressé. La vis est maintenant à 5 centimètres d’étirement, ce qui me donne environ 2 centimètres de gain net au niveau du moignon. C’est énorme, et en même temps, si fragile. Car derrière ce progrès, se cachait une douleur atroce… et un obstacle inattendu.
Jeudi dernier, le 2 mai, j’ai reçu l’appel de mon chirurgien à la suite de ma radiographie hebdomadaire. Il m’a demandé d’arrêter immédiatement les étirements. Ce que nous redoutions s’est confirmé : l’os a guéri trop vite. Il s’est consolidé prématurément. Et cette douleur qui me rongeait depuis quelques jours prenait tout son sens.
Le verdict est tombé : je dois être opéré à nouveau, ce 8 mai. Il faudra casser l’os une seconde fois pour pouvoir reprendre le processus d’allongement. Ce n’est pas un échec, c’était une possibilité que nous avions envisagée dès le départ. Comme l’a dit mon chirurgien : penser qu’on y arriverait d’un seul coup aurait été un peu prétentieux. Il faut respecter le corps, ses rythmes, ses imprévus.
Je ne vous ai pas écrit plus tôt, tout simplement parce que la douleur et la fatigue prenaient toute la place. Mon activité favorite ces jours-ci ? Ne rien faire. Et j’y arrive… avec une pointe de frustration, je l’avoue. Ce n’est pas naturel pour moi de rester immobile et silencieux aussi longtemps. Mais c’est ce que la guérison exige.
Voilà un petit résumé, tout en simplicité. Quand les mots couleront plus facilement, je vous écrirai un texte plus étoffé. Quelque chose qui ressemblera davantage à mon cœur. Pour l’instant, je garde mes forces.
Je vous tiendrai au courant après l’opération du 8 mai. Merci d’être là, même en silence.
Allo mon ami, pas drôle ce que ti vis, je pense à toi et t`envoie des ondes positive, Lâche pas le meilleur est à venir, Passe une belle journée xxx
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Eh bien Messenger t’a chiffré de bout en bout et je ne peux plus t’y écrire. C’est assez présomptueux, prétendre qu’une amitié est « chiffrée de bout en bout ». Imagine une personne! Heureusement, c’est parce qu’ils ont rencontré de nouveaux « bouts » qu’ils ne sont pas parvenus à chiffrer.
Je pense à toi pour ton intervention de demain. Immenses câlins et plein d’énergie positive!
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