Mon ultime défi suite 6…

Jour 28 – Une heure à la fois

Les journées défilent, mais chacune possède son lot de particularités. Chaque matin, je dois m’adapter de nouveau, réajuster mes attentes et, surtout, éviter de me projeter trop loin. Je prends les heures une par une, humblement.

Je me rapproche progressivement des trois centimètres d’allongement. Ma motivation réside dans ce minuscule chemin que chaque tige de métal vissée à mon genou parcourt, jour après jour. Ce n’est pas spectaculaire à l’œil nu, mais dans mon corps, c’est une révolution.

À ce stade du processus, il n’y a plus grand-chose de neuf à vous apprendre sur le plan technique. Je suis désormais engagé dans un véritable marathon. J’ai le temps de penser, oui, mais j’essaie plutôt de rester centré, de mobiliser mon énergie dans le présent — rien d’autre n’a vraiment d’importance.

Je me compare parfois à un coureur d’endurance. Même si je suis presque toujours immobile, les traumatismes, eux, sont bien réels. Quelques étirements ici et là, quelques ajustements, mais l’effort, lui, est constant et sournois.

La semaine dernière, un incident est survenu : des tissus ont cédé à gauche de ma rotule, provoquant une brûlure violente et intermittente pendant deux jours. Puis, ce fut au tour du quadriceps, qui s’est mis à tirailler au point de m’empêcher complètement de dormir. Pour soulager ces élancements, on a augmenté la dose de relaxants musculaires que je prenais déjà à un niveau modéré.

C’est là toute la difficulté de la douleur chronique : son imprévisibilité. Elle change de visage chaque jour. Pourtant, malgré tout, je garde le moral. J’étais préparé, autant mentalement que physiquement, à traverser cette tempête.

Mon chirurgien est satisfait de mes progrès. Pour l’instant, je n’ai pas encore eu besoin du correcteur électronique pour l’alignement de l’os. Les choses avancent bien, à leur rythme. Chaque semaine, je le consulte avec de nouvelles radiographies pour assurer un suivi rigoureux et prévenir toute déviation.

L’un des enjeux majeurs demeure le risque d’infection. Avec huit tiges métalliques ancrées dans mes os, la menace d’une ostéite est bien réelle. C’est pourquoi je suis extrêmement vigilant sur l’hygiène et les soins quotidiens des points de fixation. C’est non négociable.

Heureusement, le printemps pointe le bout de son nez, et c’est une bouffée d’espoir. Cette saison m’a toujours porté. Bientôt, je pourrai profiter un peu plus de l’extérieur, sentir la chaleur du soleil sur ma peau, entendre les oiseaux, respirer mieux. C’est dans ces petites choses que je puise mon courage.

1 réflexion au sujet de “Mon ultime défi suite 6…”

  1. Bonjour Alain,
    Malgré l’immobilisation, laisse-moi t’emmener en voyage à travers les merveilles du printemps. Imagine-toi en train de te promener dans un parc rempli d’arbres en fleurs, de sentir l’odeur sucrée des pétales et d’écouter le chant mélodieux des oiseaux. Les couleurs vives des fleurs et le ciel bleu clair créent un tableau magnifique qui éveille tous tes sens.

    Tu peux presque sentir la brise légère caresser ton visage et entendre le bruissement des feuilles sous tes pieds. Le printemps est une saison de renouveau et de renaissance, où la nature reprend vie après un long hiver. Même si tu ne peux pas marcher autant que tu le voudrais, tu peux toujours profiter de la beauté de la saison depuis ta fenêtre ou ton balcon.

    Laisse-moi te raconter l’histoire d’un jardinier qui a passé tout l’hiver à préparer son jardin pour le printemps. Il a planté des graines, taillé les arbustes et préparé le sol avec soin. Et maintenant, il peut enfin voir le fruit de son travail : des rangées de tulipes, de jonquilles et de jacinthes qui s’étendent à perte de vue, créant un spectacle éblouissant de couleurs et de parfums.

    Imagine-toi en train de te promener dans ce jardin, de sentir la terre humide sous tes doigts et de toucher les pétales délicats des fleurs. Le printemps est une saison de découverte et d’émerveillement, où chaque jour apporte de nouvelles surprises et de nouvelles beautés à admirer.

    Alors, laisse-moi t’emmener en voyage à travers les merveilles du printemps, même si tu ne peux pas sortir de chez toi. Profite de chaque instant pour rêver et imaginer, et laisse la beauté de la saison t’inspirer et t’émerveiller. Le printemps t’attendra avec impatience !

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