L’éveil

L’éveil dont je parle aujourd’hui n’est pas mystique, ni inaccessible.


C’est ce moment de paix intérieure qui surgit après une longue traversée de souffrance. Un instant suspendu, précieux, où l’on ressent enfin un calme profond, comme si l’univers nous disait : Tu peux souffler maintenant.
Cet éveil marque la fin d’une zone initiatique, celle du combat. Il devient un outil puissant pour affronter le présent, avec plus de conscience, plus de douceur.

Voici un exemple d’éveil que j’ai vécu…


Il fait suite à un sevrage médicamenteux très intense, amorcé il y a quelques années. Je vous épargne pour l’instant la zone sombre, la douleur brute… mais j’y reviendrai. Parce que c’est une étape clé. Et si mon histoire peut aider ne serait-ce qu’une personne, alors elle mérite d’être partagée. C’est la raison d’être de ce blogue : s’entraider, échanger, grandir ensemble.

Un matin, après des mois de lutte, j’ouvre les yeux. Et il y a autour de moi… du calme. Une sérénité inhabituelle. Dans ce silence, je prends conscience de ma respiration. Je ressens quelque chose d’étrange mais profondément apaisant.
La douleur, les tremblements, le manque… tout cela a disparu. Je me lève. Je sors dehors. La pluie des derniers jours a cessé. Le soleil brille. Les oiseaux chantent. Le vert semble plus vert, le ciel plus bleu. Je suis bien. Serein.

Je sais que je reviens de loin. Il y a en moi une certitude difficile à mettre en mots.
Un sentiment d’accomplissement m’enveloppe. Mon passé semble enfin réconcilié avec mon présent. Ma vie renaît.
Je contemple le monde comme après un ouragan. Je sais que j’ai frôlé la mort. Et pourtant, je suis là. Et j’éprouve une immense gratitude. Pour l’épreuve. Pour la vie. Pour cette seconde chance.


Je suis un homme transformé. Un être un peu différent.
Avec le temps, surtout par les épreuves, on apprend à se regarder sans fard, dans ce fameux miroir de l’être. Je le fais aujourd’hui sans prétention. Et j’y vois un homme nu, avec ses grandes qualités… et ses grandes failles.

Après une épreuve, le premier sentiment, c’est souvent la surprise. On se découvre autrement. On devient plus attentif aux détails, aux subtilités. Et ça, c’est un moment sacré.


Permettez-moi, juste un instant, de vous ramener brièvement au cœur de ma souffrance… pour mieux vous expliquer l’outil que j’ai développé pour y survivre.

Lors de mon sevrage, j’ai traversé des vagues d’anxiété d’une intensité extrême. Les médicaments ne soulageaient plus rien. Alors, sans le vouloir, je me suis mis à sortir de mon corps.

Oui, littéralement.

C’était un réflexe de survie. Je ne contrôlais rien. Tout ce que mon être désirait, c’était fuir cette douleur, m’éloigner d’elle.
Mais le retour était toujours difficile. Il fallait bien revenir…

Et j’y parvenais entre deux soupirs.

Je vous entends peut-être penser : Je ne crois pas à ça, sortir de son corps…
Mais vous le faites déjà. Chaque jour.
Quand vous rêvassez. Quand vous prenez votre café et que vos pensées s’envolent vers le futur ou le passé.
Et quand quelqu’un vous ramène brutalement au présent, vous sursautez, votre cœur s’accélère, votre respiration change… Vous êtes revenus.

La seule différence, c’est l’intensité.

Je ne suis pas ici pour expliquer la science derrière cela. Ce n’est pas le but.
Je veux simplement vous montrer que cette fuite, ce décrochage, existe. Et que chez les personnes sensibles, timides ou souffrantes, c’est parfois un mécanisme de protection.


Plus on part loin, plus le retour est difficile.
C’est pourquoi il faut apprendre à maîtriser ces outils. Méditation, relaxation, ancrage… ce sont des chemins précieux à explorer. Je vous en reparlerai dans un autre billet.


Pour ma part, la respiration a été mon outil de reconnexion.

Ce matin-là, à mon éveil, ma respiration m’a semblé différente. Plus présente. Plus vivante.
Le soir, en me couchant, j’ai commencé à lui porter attention. Je ressentais l’air entrer dans mes poumons, nourrir mes cellules. Puis l’expiration, douce, libératrice.

J’ai compris que jamais auparavant je n’avais réellement pris conscience de mon souffle.
Et pourtant, il est influencé par nos émotions. Il nous accompagne, discrètement, à chaque instant.

J’ai appris à le ressentir, à lui faire une place consciente. Cette pratique m’a rapproché du moment présent. J’en ai même composé une chanson, à l’époque. Car oui, il était temps pour moi de m’arrêter, de m’écouter, de vivre.

La douleur du sevrage m’a appris à respirer. À méditer. À canaliser la souffrance. À lui montrer la porte.
On apprend toujours, même dans les pires moments. Il faut juste être à l’écoute. Sensible à ce qui se passe en nous.


Les épreuves marquent, transforment, sculptent.
Les partager, c’est déjà s’en libérer un peu.
Et c’est aussi se rappeler qu’on n’est pas seul. La souffrance ne nous est pas réservée, elle traverse tous les êtres.
C’est ça, l’évolution. Grandir dans l’adversité.

Après un drame, il faut s’arrêter.
Ne pas décider trop vite.
Car c’est dans le silence et la reconnexion qu’on retrouve notre clarté.
La souffrance, parfois, nous rend plus matures. Pas toujours… mais souvent.


La respiration n’est qu’un exemple.
Ce contact intime avec mon corps, cette pleine conscience, ne fut qu’un aspect du chemin.
Mais tout part de là. Sans souffle, pas de vie.

Nous devons apprendre à remarquer les petites choses. Les présences subtiles. Être à l’écoute de ce qui nous entoure et de ce qui vibre en nous.


Voici un fragment de mon histoire.
Un témoignage, sans prétention, teinté de mon vécu et de ma compréhension.
Je ne détiens aucune vérité. Je partage simplement.
Et j’aimerais aussi vous lire.


Pensez-vous qu’il existe un moment “tampon” juste après une grande souffrance ?
Un temps suspendu, entre la douleur et le retour à la vie ?
Ou bien la vie reprend-elle son cours sans pause, sans avertir ?

Racontez-moi.
Un petit bout de votre éveil, de votre transformation.
Pas besoin d’un français parfait.
Il suffit d’une histoire.
D’un crayon… ou d’un clavier.

Faites-moi plaisir, j’aimerais connaître un petit bout de vous.
Et je vous répondrai. Promis.

Merci de m’avoir lu. Maintenant, j’ai hâte de vous lire. 💙

Apprendre à s’aimer

Avez-vous passé un bel été ? En avez-vous profité pleinement ?

Le mien fut, disons-le, bien agité. Une belle cadence, riche et stimulante — je ne m’en plains pas. Après un déménagement en juin dans ma nouvelle maison, l’été a filé entre mes doigts avant même que je réalise qu’il était là. Malgré tout, je me sens comblé. Être occupé est, à mon sens, essentiel à l’épanouissement. Les projets nourrissent l’âme, et l’esprit s’en trouve allégé.

Le seul petit nuage à l’horizon ? Mes douleurs multiples… La vie serait si douce sans elles. Mais je les apprivoise du mieux que je peux avec la méditation, le Reiki, la musique, et surtout, les merveilleuses rencontres que je fais dans ma nouvelle profession de coach. Ces échanges sincères, empreints d’humanité, me font un bien immense. Ils transforment la douleur en énergie utile, en contribution. Je m’attendais à ce que les relations aidantes m’enrichissent… mais à ce point ? C’est d’une puissance insoupçonnée.

Cela dit, je reste encore très casanier. Le confort de ma routine sécurisante m’enveloppe. Le moment viendra où j’en sortirai, j’en suis convaincu. Avec un peu de temps. Et beaucoup de patience.


Je suis très heureux de vous retrouver sur mon blogue. Malgré un horaire chargé, je me sens en forme et profondément inspiré pour vous partager mes réflexions.

Le thème du jour me tient particulièrement à cœur : apprendre à s’aimer.


J’ai toujours eu un faible pour les tatouages. Pas de manière excessive, mais à l’occasion, je m’en offre un. C’est pour moi une démarche d’expression, presque artistique, toujours profondément personnelle.

Il y a quelques années, je me suis fait tatouer trois mots : authenticité – confiance – respect. Ces mots, je les ai choisis avec soin. Ils représentent un cheminement, un travail sur moi-même que je poursuis encore aujourd’hui.

Dernièrement, j’ai beaucoup travaillé sur mon authenticité. Je ne l’ai pas toujours été. Pour devenir authentique, il faut d’abord apprendre à se respecter. Et pour y arriver, il faut s’aimer. Se faire confiance.

Trois mots simples en apparence, mais porteurs d’un sens immense et de responsabilités profondes.


Respecter ceux et celles qui nous entourent, c’est aussi tenter de comprendre leur douleur, faire preuve d’empathie. Les blessures, même lorsqu’elles semblent guéries à l’extérieur, laissent souvent une plaie ouverte à l’intérieur. Trop souvent, on l’oublie… parce qu’on n’en parle pas. Parce que c’est tabou. Parce qu’on a peur d’être jugé, vu comme faible ou instable. Et pourtant, notre esprit et notre cœur ont autant besoin de soins que notre corps. Ils sont nos piliers d’équilibre.

Pendant longtemps, j’ai vécu pour plaire aux autres. Vivre sous le regard constant du monde, c’est épuisant. Et vous savez ce qui se passe quand on cherche trop à briller pour les autres ? On s’éteint un peu soi-même. On se perd. On s’oublie. Et parfois, on finit même par ne plus se reconnaître. N’attendez pas d’en arriver là. Demandez de l’aide. Ouvrez une porte.


L’anxiété, c’est comme un fantôme. Elle surgit sans prévenir, s’installe et vous vole l’instant présent. Je ne veux plus de cette présence. J’ai promis de prendre soin de moi. Et je le fais. Autant que je le peux. Surtout les jours où j’ai mal. Et vous ? Le faites-vous ?

Au printemps dernier, j’ai eu envie d’un nouveau tatouage. Un autre message pour mon parcours. Cette fois, j’ai choisi : respecter ses limites.

Oui, je sais… on n’a pas besoin d’un tatouage pour comprendre ça. Mais pour moi, c’est une façon personnelle, tangible, d’honorer un engagement envers moi-même.

Depuis l’enfance, respecter mes limites n’a jamais fait partie de mon vocabulaire. Je les ai toujours repoussées. Dépasser, endurer, performer… Mais respecter ? Jamais. Je croyais que c’était un signe de faiblesse. Aujourd’hui, je paie le prix. Alors oui, respecter ses limites, c’est vital.


Si l’on souhaite apprendre à s’aimer, à guérir du passé, à devenir plus authentique, alors il faut apprendre à respecter ses propres limites. C’est là, le vrai point d’équilibre. Une forme de complétude.

Apprendre à se connaître, c’est le point de départ. Se regarder sans masque, avec nos qualités, nos défauts, nos bons et mauvais coups. Il faut aussi apprendre à se pardonner. Comment pardonner aux autres si l’on n’est pas capable de se pardonner à soi-même ?

Prenez deux minutes, seul avec vous-même. Demandez-vous : « Suis-je heureux ? » L’honnêteté commence ici. Ce petit exercice-là, répétez-le souvent. Faites-le vôtre. Il transforme doucement mais profondément.

Offrez-vous de la douceur. Un soin. Des fleurs. Un souper. On prend tellement soin des autres… et si rarement de soi. Pourtant, la personne que vous devriez aimer le plus au monde, c’est vous-même. Ce n’est pas de l’égoïsme, c’est de la lucidité.


Parfois, aimer, c’est aussi savoir laisser partir. Même les relations toxiques ont leur leçon. On garde toujours un petit bout des autres en soi, et c’est une richesse insoupçonnée.

Aimer sans juger, sans étiqueter, sans diagnostiquer… Pas facile, mais possible. C’est une question d’entraînement, de volonté, de conscience.

Être authentique, c’est aussi apprendre à s’oublier un peu moins. Vibrer dans l’instant. Offrir à ceux qu’on aime — et à soi-même — un futur plus doux, plus juste.

On perd beaucoup d’énergie à critiquer les autres. Mais nos commentaires ne les changent pas. En revanche, on a le pouvoir de se transformer, de mieux comprendre ce qui se passe en nous. Et ça, c’est un cadeau précieux.


Apprendre à s’aimer, pour mieux aimer les autres… quelle belle façon d’accueillir septembre, vous ne trouvez pas ?
La plus grande histoire d’amour que vous vivrez jamais, c’est celle avec vous-même.

Au plaisir de vous lire. Je vous répondrai avec bonheur,
et toujours sans prétention.