Nous sommes le 22 décembre. Noël approche.
Le temps file à une vitesse presque insolente, comme si ma vie d’après m’attendait déjà, impatiente, accélérant les secondes pour que je la rejoigne au plus vite.
Oui, bien sûr que j’ai hâte d’être debout. Mais j’ai aussi ce désir profond de savourer cet entre-deux, cet interlude suspendu entre moi et mon avenir. Pourquoi ? Parce que je suis épuisé. Fatigué. J’ai besoin d’un arrêt, d’un vrai, entre deux élans.
Mon objectif est enfin devant moi. Là. Presque tangible. Je pourrais tendre le bras et le saisir. Pourtant, je le retire volontairement. J’attends. Je patiente. Oui, pour que ma jambe guérisse, mais surtout pour que mon esprit le fasse aussi. Ma tête réclame une pause.
À l’intérieur, ce n’est pas encore le calme. C’est un océan qui se remet d’une tempête, des vagues encore présentes, mais moins violentes. Un esprit qui sort d’une grande montagne russe et qui cherche lentement son équilibre.
C’est exactement mon état actuel.
Aujourd’hui, je m’autorise cette pause. Je cherche le silence, j’essaie, tant bien que mal, de ralentir la cadence. Je sais qu’elle a été intense. Trop, parfois.
2026 est à nos portes. Ces dernières années ont été extraordinaires sur le plan personnel. J’ai appris, désappris. Je me suis construit, déconstruit. Surtout, je suis allé à la rencontre de moi-même. Du vrai moi. Celui qui a peur, qui doute, qui crie de douleur. Celui qui se cachait derrière un sourire. Celui qui pleure, qui demande de l’aide, qui est en quête… d’apprendre à s’aimer.
En 2026, je poursuivrai cette aventure avec passion, comme tous les projets que je caresse. J’essaierai de m’excuser moins et de mettre cette énergie ailleurs : dans l’avancement. Un pas à la fois. En janvier, je débuterai debout. Enfin.
Je continuerai de parler de cette aventure, dans l’espoir de guider d’autres humains à oser faire le même chemin. J’aimerai encore plus les gens qui m’entourent : mon chum, ma famille, mes amis, et ceux que je croiserai au fil du temps.
Pour me concentrer sur moi, j’ai parfois négligé certains humains. J’aurais pu faire autrement, mais je n’avais pas encore les bons outils. Alors je me suis refermé, maladroitement. Comme un oiseau blessé, caché sous le feuillage d’un grand arbre.
Joyeuses fêtes, mes amis.
N’arrêtez jamais de grandir. Continuez d’aimer.
L’amour, le vrai, est puissant et indestructible. Alors, mettez-en partout.
Prenez soin de vous.

