Septembre, entre fragilité et espoir
Salut !
Déjà septembre… Le temps s’écoule vite, et pourtant chaque journée semble parfois s’étirer à l’infini. C’est étrange ce paradoxe, mais c’est exactement ce que je ressens.
Depuis ma dernière publication, ma santé a vacillé. Une rechute de colite ulcéreuse s’est invitée, tenace, persistant depuis plusieurs semaines. J’espérais que tout rentre vite dans l’ordre, mais le corps a ses lenteurs, ses résistances. Alors je me laisse guider par un nouveau traitement, avec l’espoir d’apaiser cette tempête intérieure.
Ma plus grande crainte était la cortisone. Elle aurait mis en péril mon opération tant attendue de l’automne. Pour l’instant, je respire : le traitement actuel fonctionne, sans ce médicament redouté. J’avance donc, un pas à la fois, malgré le stress et l’anxiété qui n’ont certainement pas facilité le chemin.
Il y a aussi des lueurs. Le 12 septembre, je rencontrerai l’équipe de l’Institut de réadaptation de Montréal. Normalement, ce rendez-vous aurait dû précéder ma décision d’aller de l’avant avec l’ostéo-intégration. Mais mon parcours est atypique, façonné par l’allongement osseux que j’ai déjà traversé. J’ai eu peur un instant que tout soit remis en question… puis la confirmation est venue : nous irons de l’avant. Soulagement.
Depuis une dizaine de jours, je porte une prothèse temporaire. Elle stimule mon os, prépare le terrain à la tige qui viendra s’y ancrer. J’ai détesté l’idée de renouer avec une emboîture. La douleur, l’inconfort… des compagnons dont je croyais m’être libéré. Mais j’ai la chance d’être entouré de mains expertes, et malgré cela, la douleur reste présente, diffuse, logée dans ma cuisse et ma fesse. Deux années de sédentarité ont fragilisé mes muscles. Je le sens.
Chaque jour, je m’efforce de porter cette jambe quelques heures. C’est difficile. Si j’avais le choix, je m’en passerais. Mais je sais qu’au bout de cette patience, l’opération rêvée m’attend. Je sais aussi que l’entraînement sera essentiel pour m’aider à retrouver de la force, de l’équilibre. C’est le prix à payer pour la marche retrouvée.
En parallèle, la vie continue de m’inviter à avancer. Le 29 septembre, nous déménagerons. Tourner une page, écrire la suivante. C’est exigeant, mais j’y vois aussi un nouveau départ. Nous étions bien ici… mais la vie, elle, est mouvement.
Mon état d’esprit, lui, ressemble à une mer changeante. Certains jours, les vagues me portent vers la motivation et la confiance. D’autres, l’anxiété m’engloutit et brouille l’horizon. J’essaie d’accueillir ces oscillations, de ne pas brusquer mon cœur. Je garde en tête l’essentiel : continuer à avancer, doucement, mais sûrement.
Je dois aussi composer avec une inquiétude : mon absence d’une à deux semaines après l’opération. Mes petits chiens… Comment les confier, comment m’assurer qu’ils seront bien ? Pour l’instant, je n’ai pas la réponse. Chaque chose en son temps.
Alors voilà, septembre est un mois suspendu… un mélange de fragilité et d’espoir. Je marche vers la suite, avec mes doutes, mes douleurs, mais aussi avec ce souffle de vie qui refuse de s’éteindre.
Prenez soin de vous.
Alain

Allo mon ami, un jour à la fois, Lâche pas, tu es bon, tu es beau, tu es capable. Pour tes chiens, il y a les amis de Zorro, mon fils fait garder ces chiens à cet endroit et Nathalie est merveilleuse avec eux. Bonne chance, le meilleur est à venir.
Guylaine xxx
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