Mon ultime défi suite 10…

Février – Une respiration après la tempête

Bonjour à tous,

Cela fait plusieurs mois que je ne vous ai pas donné de nouvelles de mon parcours médical. Le temps a filé à une vitesse folle, et les épreuves se sont enchaînées sans prévenir.

Sept mois avec des armatures dans les os, suivis de six semaines de plâtre… Ce fut une période marquée par l’inattendu, les doutes, les peurs, les douleurs. Et pourtant, malgré tout, j’ai gardé un esprit résolument tourné vers le positif. C’est cette énergie intérieure qui m’a permis d’avancer, un jour à la fois.

Aujourd’hui, nous sommes en février, et je vais beaucoup mieux. Tous ces mois de souffrance et de patience ne seront pas vains : ils m’ont mené ici, à l’aube d’une nouvelle étape.


Vers la deuxième phase

Je suis désormais prêt à entamer la deuxième phase de ce long processus : celle qui me permettra, enfin, de marcher avec une prothèse adaptée à ma nouvelle réalité. Mon prochain rendez-vous est fixé au 27 février.

En 2024, j’ai subi quatre opérations. Quatre ! Une année dense et éprouvante, mais aussi porteuse d’espoir. J’ai eu la chance d’être entouré d’une équipe médicale exceptionnelle, menée par un médecin humain, compétent et rassurant.

Mais au-delà du personnel soignant, ce sont mes proches qui m’ont porté. Ma famille, mes amis, et surtout mon chum, qui est resté à mes côtés à chaque instant. Sans lui, ce chemin aurait été beaucoup plus difficile à parcourir. Son amour, sa patience et sa force m’ont nourri.


Les défis du quotidien

En janvier, j’ai rencontré ma physiatre. Avec elle, j’ai commencé à envisager concrètement l’après. Après plus de 11 mois en fauteuil roulant, mon corps me parle — ou plutôt, il crie.

La repousse osseuse a mis mes nerfs, mes muscles et mes tendons à rude épreuve. Mes douleurs sont concentrées dans la cuisse, la hanche, le dos, et même le cou. La perte musculaire du côté de mon amputation rend aussi mon assise en fauteuil très inconfortable.

Chaque jour, je monte les escaliers en position assise pour atteindre ma chambre, mon bureau ou mon atelier de peinture. C’est devenu mon nouvel entraînement quotidien.

Les semaines à venir s’annoncent bien remplies : physiothérapie, ergothérapie, rendez-vous de suivi… sans oublier les préparatifs pour la suite de mon allongement osseux.


Un parcours semé d’embûches

Je n’avais pas anticipé l’impact physique et mental de cette longue période d’attente. Mon corps a souffert. Et la guérison, je le réalise, est un processus d’une lenteur impressionnante.

Petit résumé de 2024 :

  • Une opération pour retirer une tige mal fixée dans ma cuisse, qui m’empêchait même de me coucher sans douleur.
  • Des dizaines d’allers-retours entre Québec et Montréal.
  • Des radiographies hebdomadaires.
  • Un sevrage difficile aux narcotiques, dont je ressens encore les contrecoups aujourd’hui.
  • Et cette peur, ce stress, cette anxiété qui m’ont parfois empêché de sortir de chez moi.

Je pourrais vous en parler plus en détail dans un prochain texte, si certains aspects vous interpellent.


Un nouvel élan

Malgré tout, j’ai recommencé à peindre. Et à écrire. Mon esprit est à nouveau tourné vers l’avenir.

Je me sens prêt. Prêt à affronter la suite avec courage et lucidité. Une pharmacienne spécialisée me contacte chaque semaine pour assurer un suivi global, physique et mental. Ce soutien constant me fait du bien.

Avec mes bébés précieux Luke, Leïa et Yogi qui n’est pas sur la photo 🙂

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