Parfois, c’est vrai, c’est agaçant.
Agaçant de se faire dire quoi faire.
Qu’il faut respecter ses limites.
Qu’on grandit avec les épreuves.
Qu’il faut rester positif.
Vivre dans le moment présent, toujours.
Et pourtant… parfois, on a juste besoin d’exister, sans pression de performance.
Sans devoir être toujours plus fort, plus résilient, plus lumineux.
Ça aussi, ça fait partie de l’équilibre.
Exprimer sa colère, sa tristesse, sa lassitude — ça ne fait pas de nous de mauvaises personnes. Pleurer, avoir mal, se replier un peu : c’est humain. Nous avons la responsabilité de nous offrir ces soupapes. De ventiler. De laisser sortir la pression.
Aujourd’hui, j’écoute mon cœur.
Quand il est triste, je le console.
Quand il est joyeux, je le nourris.
Quand il a froid, je l’enveloppe de douceur.
Je reste à l’écoute de ce qui se passe au-dedans, afin de m’apporter ce dont j’ai besoin.
Quand la frustration monte, je me donne la permission de l’exprimer.
J’ai compris que le mal-être fait partie du chemin. Et qu’il est passager.
Maintenant, je peux dire à mes proches que ça ne va pas, sans me sentir coupable.
Parce que je me respecte. Parce que je sais que je n’ai rien à prouver.
S’il n’y avait pas d’épreuves, nous ne connaîtrions jamais le goût de la satisfaction.
Nous sommes humains. Et en tant qu’humains, nous avons le droit de dire :
« Aujourd’hui, je ne me sens pas bien. »
« Je ne veux voir personne. »
C’est vital d’expulser l’énergie négative.
De la laisser s’en aller.
De l’évincer.
Aujourd’hui, je m’autorise la colère.
Pas l’agressivité — il y a une grande différence.
Je m’accorde le droit de vivre mes émotions sombres, sans les faire porter à ceux que j’aime. Car je sais qu’au bout du tunnel, le soleil finit toujours par revenir.
Et si, un jour, l’intensité devient trop grande, trop lourde à porter,
je prendrai les moyens nécessaires. J’irai chercher de l’aide.
Parce que je crois que la véritable force,
celle qui dure, celle qui construit,
se trouve dans l’acceptation de nos limites.
