Apprendre à s’aimer

Avez-vous passé un bel été ? En avez-vous profité pleinement ?

Le mien fut, disons-le, bien agité. Une belle cadence, riche et stimulante — je ne m’en plains pas. Après un déménagement en juin dans ma nouvelle maison, l’été a filé entre mes doigts avant même que je réalise qu’il était là. Malgré tout, je me sens comblé. Être occupé est, à mon sens, essentiel à l’épanouissement. Les projets nourrissent l’âme, et l’esprit s’en trouve allégé.

Le seul petit nuage à l’horizon ? Mes douleurs multiples… La vie serait si douce sans elles. Mais je les apprivoise du mieux que je peux avec la méditation, le Reiki, la musique, et surtout, les merveilleuses rencontres que je fais dans ma nouvelle profession de coach. Ces échanges sincères, empreints d’humanité, me font un bien immense. Ils transforment la douleur en énergie utile, en contribution. Je m’attendais à ce que les relations aidantes m’enrichissent… mais à ce point ? C’est d’une puissance insoupçonnée.

Cela dit, je reste encore très casanier. Le confort de ma routine sécurisante m’enveloppe. Le moment viendra où j’en sortirai, j’en suis convaincu. Avec un peu de temps. Et beaucoup de patience.


Je suis très heureux de vous retrouver sur mon blogue. Malgré un horaire chargé, je me sens en forme et profondément inspiré pour vous partager mes réflexions.

Le thème du jour me tient particulièrement à cœur : apprendre à s’aimer.


J’ai toujours eu un faible pour les tatouages. Pas de manière excessive, mais à l’occasion, je m’en offre un. C’est pour moi une démarche d’expression, presque artistique, toujours profondément personnelle.

Il y a quelques années, je me suis fait tatouer trois mots : authenticité – confiance – respect. Ces mots, je les ai choisis avec soin. Ils représentent un cheminement, un travail sur moi-même que je poursuis encore aujourd’hui.

Dernièrement, j’ai beaucoup travaillé sur mon authenticité. Je ne l’ai pas toujours été. Pour devenir authentique, il faut d’abord apprendre à se respecter. Et pour y arriver, il faut s’aimer. Se faire confiance.

Trois mots simples en apparence, mais porteurs d’un sens immense et de responsabilités profondes.


Respecter ceux et celles qui nous entourent, c’est aussi tenter de comprendre leur douleur, faire preuve d’empathie. Les blessures, même lorsqu’elles semblent guéries à l’extérieur, laissent souvent une plaie ouverte à l’intérieur. Trop souvent, on l’oublie… parce qu’on n’en parle pas. Parce que c’est tabou. Parce qu’on a peur d’être jugé, vu comme faible ou instable. Et pourtant, notre esprit et notre cœur ont autant besoin de soins que notre corps. Ils sont nos piliers d’équilibre.

Pendant longtemps, j’ai vécu pour plaire aux autres. Vivre sous le regard constant du monde, c’est épuisant. Et vous savez ce qui se passe quand on cherche trop à briller pour les autres ? On s’éteint un peu soi-même. On se perd. On s’oublie. Et parfois, on finit même par ne plus se reconnaître. N’attendez pas d’en arriver là. Demandez de l’aide. Ouvrez une porte.


L’anxiété, c’est comme un fantôme. Elle surgit sans prévenir, s’installe et vous vole l’instant présent. Je ne veux plus de cette présence. J’ai promis de prendre soin de moi. Et je le fais. Autant que je le peux. Surtout les jours où j’ai mal. Et vous ? Le faites-vous ?

Au printemps dernier, j’ai eu envie d’un nouveau tatouage. Un autre message pour mon parcours. Cette fois, j’ai choisi : respecter ses limites.

Oui, je sais… on n’a pas besoin d’un tatouage pour comprendre ça. Mais pour moi, c’est une façon personnelle, tangible, d’honorer un engagement envers moi-même.

Depuis l’enfance, respecter mes limites n’a jamais fait partie de mon vocabulaire. Je les ai toujours repoussées. Dépasser, endurer, performer… Mais respecter ? Jamais. Je croyais que c’était un signe de faiblesse. Aujourd’hui, je paie le prix. Alors oui, respecter ses limites, c’est vital.


Si l’on souhaite apprendre à s’aimer, à guérir du passé, à devenir plus authentique, alors il faut apprendre à respecter ses propres limites. C’est là, le vrai point d’équilibre. Une forme de complétude.

Apprendre à se connaître, c’est le point de départ. Se regarder sans masque, avec nos qualités, nos défauts, nos bons et mauvais coups. Il faut aussi apprendre à se pardonner. Comment pardonner aux autres si l’on n’est pas capable de se pardonner à soi-même ?

Prenez deux minutes, seul avec vous-même. Demandez-vous : « Suis-je heureux ? » L’honnêteté commence ici. Ce petit exercice-là, répétez-le souvent. Faites-le vôtre. Il transforme doucement mais profondément.

Offrez-vous de la douceur. Un soin. Des fleurs. Un souper. On prend tellement soin des autres… et si rarement de soi. Pourtant, la personne que vous devriez aimer le plus au monde, c’est vous-même. Ce n’est pas de l’égoïsme, c’est de la lucidité.


Parfois, aimer, c’est aussi savoir laisser partir. Même les relations toxiques ont leur leçon. On garde toujours un petit bout des autres en soi, et c’est une richesse insoupçonnée.

Aimer sans juger, sans étiqueter, sans diagnostiquer… Pas facile, mais possible. C’est une question d’entraînement, de volonté, de conscience.

Être authentique, c’est aussi apprendre à s’oublier un peu moins. Vibrer dans l’instant. Offrir à ceux qu’on aime — et à soi-même — un futur plus doux, plus juste.

On perd beaucoup d’énergie à critiquer les autres. Mais nos commentaires ne les changent pas. En revanche, on a le pouvoir de se transformer, de mieux comprendre ce qui se passe en nous. Et ça, c’est un cadeau précieux.


Apprendre à s’aimer, pour mieux aimer les autres… quelle belle façon d’accueillir septembre, vous ne trouvez pas ?
La plus grande histoire d’amour que vous vivrez jamais, c’est celle avec vous-même.

Au plaisir de vous lire. Je vous répondrai avec bonheur,
et toujours sans prétention.

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